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Le retour des dragons

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MessageSujet: Le retour des dragons Ven 22 Fév - 17:08


Voilà l'introduction et le premier chapitre d'un livre que j'écris, nommé "Le retour des dragons". Ce premier chapitre permet juste de mettre le contexte en place, et l'histoire ne commence vraiment que lors du second chapitre. Je l'ai posté pour avoir des avis extérieurs autres que ceux de mon entourage, et étant donné que le RP est surtout fait pour créer des histoires, je me suis dis que ce serait l'endroit idéal pour avoir les meilleurs avis afin d'avoir les meilleures améliorations, alors après ces beaux compliments z'avez intérêt à me mettre de bonnes remarques ><.
Excusez les innombrables fautes que vous trouverez certainement, je n'ai pas encore pris le temps de me relire ^^"
Soyez gentils avec moi, hein Yeux Doux (non, non, je n'essaie d'influencer personne)



Partie I
La découverte

La vie.

Elle nous est offerte par notre mère pour nous être ôtée par le temps. Mais entre ces deux moments, il y a une histoire, un récit à se remémorer une fois aux portes de la mort.

Certains disent qu'ils n'ont pas le temps d'en parler, d'autres pas l'envie. Mais qui n'aurait pas envie ni quelques instants pour raconter aux jeunes générations ce qui nous est arrivé dans le passé ? Cela fait partit du cycle de la vie, car ainsi les plus jeunes pourront profiter des expériences de la vie.

Du moins c'est ce que je pense, ce que je ressens.

Mais y a-t-il a chaque fois une personne pour l'écouter ? Sont-elles éternelles ? À ces deux questions, on ne peut répondre par un "oui" ou un "non".

Tout dépend de l'impact que nous avons eu, s'il y a un oreille attentive pour écouter ou que sais-je encore. Certains préfèrent écrire un roman sur leur passé, une biographie. Et c'est ce dernier moyen que j'ai utilisé pour vous raconter mon périple.


Installez-vous donc, et écoutez mon histoire, mon récit, ma vie.



Chapitre I
Il était une fois

L'école... C'est bien l'endroit qui m'ennuie le plus, avec tous ces livres et ces lignes à écrire. Heureusement qu'il y a les cours de magie, sans cela je serais morte d'ennui depuis bien longtemps déjà. Durant ces cours, je me sens plus libre que jamais, libérée de toute entrave. Libre de relâcher la magie qui se renferme en moins et que je m'efforce de contenir.

Le seul soucis que j'ai, ce sont les cours que nous faisons en ce moment, bien que cela devrait être facile. Il s'agit de la magie élémentaire.

C'est la magie la plus simple, et pourtant j'ai beaucoup de mal à réussir en cette matière. Lorsque je tente la magie du feu, je ne fais qu'une grande explosion. Pour l'eau, elle finit souvent en un grand torrent gelé. Quand il s'agit de la terre, je provoque souvent un séisme, ou alors il m'arrive aussi de créer une profonde entaille. Et pour le vent, je crée souvent une tornade incontrôlable.

Certes, tout ceci peut sembler très fort, mais dans mon monde, c'est plutôt une preuve de manque de force et de contrôle.

Le contrôle... C'est ce qui nous guide, ce qui nous aide dans la pratique de la magie, et mes lamentables défaites régulières montrent bien le manque de contrôle que j'ai.

Mais avant d'aller plus loin, je vais vous expliquer l'origine de mon monde. Tout a commencé il y a bien longtemps par une expérience ratée sur une femme d'une trentaine d'années. A l'origine, les scientifiques avaient voulu créer un gène permettant aux humains de survivre à une explosion nucléaire.

La cobaye, après avoir reçu l'injection d'un liquide, c'est d'abord tenue tranquille, sans aucun effet. Puis, après quelques secondes à peine, elle s'était mise à trembler énormément. Sa peau semblait ondulée et ses yeux se convulser. Se ne fut que lorsque de la mousse verte sortit de sa bouche que les médecins décidèrent d'agir.

D'une balle entre les deux yeux, ils mirent fin à ces jours et la congelèrent, déclarant le projet top secret du nom de "Calypso" comme un échec complet et abandonnèrent toute expérience, culpabilisant par rapport à cette vie qu'ils avaient pris pour réaliser un rêve impossible.

Personne n'eut connaissance de cette expérience et les quelques personnes au courant emportèrent le secret dans leur tombe. Mais tout ne s'arrête pas là, sinon mon histoire n'aurait pas lieu d'être.

Un centaine d'année après l'échec de l'expérience, un groupe d'étudiants curieux découvrirent le vieux laboratoire abandonné et pénétrèrent à l'intérieur. Ils découvrirent des documents sur le projet "Calypso" et crurent à un canular.

Du moins jusqu'à ce qu'ils virent le corps congelé de la femme.

Ils se mirent à retourner le laboratoire de fond en comble et finirent par trouver ce qu'ils souhaitaient sous un tas de poussière. Les scientifiques avaient créé plusieurs fioles du produit, dans l'espoir que l'expérience soit une réussite, mais avaient par la suite oublier de les détruire.

Voulant devenir invincible, les quatre étudiants s'injectèrent le produit, mais en quantité beaucoup plus réduite.

Rien ne se produisit pendant dix bonnes secondent, puis leurs oreilles se miren à siffler atrocement. Tous leurs membres étaient devenus douloureux et ils crurent que leur yeux allaient exploser. Leurs têtes leur faisaient bien plus mal que tout le reste et ils entendaient des cris de douleur sans pour autant pouvoir en décerner l'origine.

Contrairement à la femme, nul ne pouvait mettre fin à leur supplice, car chacun avait pris une dose du produit. Ils criaient, suppliaient que cela s'arrête, que leur âme quitte leur enveloppe charnelle pour échapper à cette insupportable douleur, mais rien ne vint.

Ils étaient là, allongés sur le sol, la tête entre les mains, sans personne pour les aider à arrêter de souffrir autant.

Puis tout s'arrêta aussi soudainement que c'était apparu. Ils n'étaient plus les mêmes. Leurs sens étaient beaucoup plus développés et leurs conditions étaient bien plus qu'impressionnantes.

Leur apparence physique n'avait en aucun cas changé, mais dans leur tête ils étaient devenus des bêtes. Ayant perdu toute raison par la supplice qu'ils avaient du supporter, leur esprit était devenu celui d'un animal, se battant pour une chose : leur survie.

Au cours d'une longue période et au bout de grands efforts, les étudiants furent capturés et enchaînés. Le projet "Calypso" avait été redécouvert, et les personnes qui dirigeaient à l'époque prirent une décision importante. Ils tentèrent d'apprivoiser les étudiants comme on le fait à des animaux et les gardèrent en secret. Cette nouvelle "race" fut nommée Humanisis.

Mais les pays voulaient être plus forts les uns que les autres et se mirent à ce battre pour les avoir, les considérant autant comme une arme que comme des bêtes. Les étudiants profitèrent de ces querelles pour s'échapper.

Ils furent rattrapés en Russie et il fut conclu que ce pays les garderaient mais qu'il y aurait des gardes de chaque pays pour les surveiller ainsi qu'un ambassadeur fait rien que pour ce sujet, représentant chaque pays dans la protection du secret de ces personnes tout autant que pour surveiller de près les autres pays pour qu'ils ne cherchent pas à les emmener chez eux.

Il fut ensuite découvert qu'au cours de cette fuite, la fille du groupe était tombée enceinte. Beaucoup s'inquiétèrent sur ce que pourrait être l'enfant, mais il se revela que l'enfant n'avait pas l'esprit d'une bête, au contraire de sa mère, mais bien celui d'un humain.

Seuls ces capacités incroyables démontraient qu'il n'était pas un simple humain et il fut même autorisé à vivre comme un étudiant normal, tant qu'il se gardait des limites. Il avait aussi des relations amoureuses, mais il savait très bien qu'il était surveillé et qu'il ne pouvait pas aller bien loin.

Cependant, au cours d'une de ces escapades nocturnes, il mis enceinte une simple humaine. Celle-ci fut éloignée de sa famille et gardée en secret comme le père de son futur enfant, faisant croire à sa mort.

Son accouchement fut très dur, bien plus dur que ce qu'il aurait dût être. Ses cris déchirèrent la nuit, puis furent remplacés par les pleurs d'un bébé. Il avait une apparence humaine, avec des traits s'apparentant à sa mère tout autant qu'à son père, mais avait les capacités physiques de ce dernier.

Il fut alors découvert que le gène "Calypso" ̶ suivant le nom du projet qui avait eu lieu ̶ prenait le dessus quoi qu'il en soit, et la Russie décida de l'envoyer, lui et ses parents, sur une autre planète, ainsi qu'avec les premiers d'entre eux.

De ces quelques personnes naquirent encore bien d'autres "monstres", et bientôt ils furent toute une population.

Les générations s'ensuivirent, l'expérience devenant un lointain souvenir, et la population continua de grandir. Mes nations terriennes nous dirent qu'ils veillaient sur nous, mais je sais bien ce qu'ils veulent : ils veulent se servir de nous comme d'une arme.

Heureusement, leurs visites sont rares car la planète sur laquelle nous vivons, nommée Calypso, est habitée par des dangers bien plus grands que ce qu'ils s'imaginent, a commencé par les dragons. Certains humains ont tout de même décidés de vivre auprès de nous, tentant de se faire passer pour l'un de nous ou n'ayant aucune honte à montrer leur véritable nature.

Mais ceci est une toute autre histoire, et le temps n'est pas encore venu pour vous de la connaître.

Ceci est l'histoire de mes ancêtres, et mon histoire est bien différente. Je descends d'une famille qui fût jadis noble, mais de nos jours elle a été totalement oubliée. On n'entend plus parler de la famille Athaliel, alors qu'il longtemps les gens n'avaient que ce mot à la bouche.

Nous étions des dragonniers de génération en génération, mais tout ceci s'est arrêté brusquement il y a cinq-milles ans avec la disparition des dragons.

Certains persistent à croire que ces derniers existent toujours, mais moi je fais partie de ceux qui pensent que plus jamais nous n'en verrons ; mais à chacun ces croyances.

Le futur est en perpétuel changement, alors laissons ces choses à un endroit qui ne dérange pas et concentrons nous sur des choses plus intéressantes. Pour l'instant, je n'étais pas en cours d'hisoire, du moins j'en sors, alors arrêtons tout cela.

Je me dirige vers le cours de magie, le cours le plus intéressant qui puisse être. Comme tous les élèves de ma classe, je m'étais vêtue d'une jogging et avais mis des baskets, le strict minimum demandé pour ce cours. Mes baskets, mon pantalon et mon gilet sont tous les trois de la même couleur avec un même motif : noir avec une rayure de chaque côté blanche.

Quant à mon haut, ce n'est qu'un simple débardeur gris. Mes cheveux sont attachés en queue de cheval, mais tombent tout de même jusqu'à la moitié de mon dos. Détachés, ils tomberaient jusqu'à mes hanches.

J'avais aussi mis une paire de lunettes de soleil noires. Non pas qu'il y ait trop de soleil et que le résultat soit trop lumineux, bien au contraire, mais ce sont mes yeux qui me dérangent. Un œil rouge et un œil jaune... Ces couleurs différentes me dérangent beaucoup et j'ai peur du regard des autres.

Je ne sais pas ce que pensent les gens en voyant quelqu'un qui a les yeux vairons, mais je n'imagine que des mauvaises choses. Je me dis qu'ils parlent dans mon dos et se moquent de moi. Alors, je porte souvent des lunettes, que se soit en été comme en hiver.

Une fois arrivée sur le terrain d'entraînement, le champ de protection l'entourant se referme autour de nous pour nous empêcher de tout détruire. Notre professeur, Madame Zaravel, était déjà là et me regarda méchamment.

̶ Mademoiselle Athaliel, ce n'est pas parce que vous seriez capable de créer un deuxième soleil que vous pouvez vous permettre de porter des lunettes de soleil durant mon cours. Vous irez six heures en retenue cet après-midi après les cours et vous me ferez un texte d'une vingtaine de pages sur le respect. »

Et voilà, je vous présente la charmante Madame Zaravel qui a pour passe-temps favori la distribution de retenues, particulièrement à moi. Je retire donc mes lunettes, baissant la tête pour que ma frange cache au moins l'œil rouge.

Toute la classe, non, toute l'école, est au courant pour les couleurs inhabituelles de mes yeux, mais je suis tout de même gênée par cette caractéristique de mon apparence.

Le terrain est assez grand, ce qui est une bonne chose vu les dégâts que nous sommes capable de causer.

Comme d'habitude, Rosa passa en première.

Cette fille est tout ce que je rêve d'être. Elle est belle, intelligente, populaire, et plaît à tout les garçons. J'aurais cru qu'avec mes formes ce serait avec moi que voudraient être les garçons, mais non, il a fallut que se soit avec elle qu'ils veulent tous être.

En plus, elle a un contrôle parfait et maîtrise particulièrement bien la magie élémentaire. Cependant, elle manque de puissance, à l'inverse de moi, et ne survivrait pas à un péritio puisqu'elle n'a pas de sang-froid. Elle perdrait donc tout contrôle et serait irrémédiablement tuée.

Mais pour l'instant, elle est parfaite et enchaîne des figures aussi souples que gracieuses avec les éléments. Les garçons ne la lâchent pas du regarde, Madame Zaravel non plus d'ailleurs, et lorsqu'elle eut fini, elle eut bien entendu la note la plus haute.

Rosa est, comme d'habitude, très appréciée, et je l'envie.

Elle ne fait aucune effort, et pourtant elle réussit tout ce qu'elle entreprend, y compris dans les histoires de cœur. Si elle veut ce faire un mec, elle y parvient, et si elle veut une bonne note, elle l'a. Elle n'a qu'à battre des cils, et elle a tout ce qu'elle demande, tandis que moi qui suis bien plus jolie, je n'arrive à rien de tout cela.

Ce qui fait la plus grande différence physiquement, c'est qu'elle sait se mettre en valeur et sait ce qu'il faut faire pour parvenir à ses fins, ce qui est tout le contraire de moi.

De plus, Rosa n'a pas les yeux vairons, et ce point m'énerve au plus au poin. J'ai toujours peur qu'elle se moque de moi, et pourtant elle ne l'a encore jamais fait.

Les autres élèves passèrent tour à tour, et comme à chaque fois je suis la dernière à passer, ce qui est aussi une habitude.

Lorsqu'ils eurent tous fini, ils partirent se cacher dans un petit bâtiment construit à mon arrivée. Ceux à l'intérieur peuvent voir tout ce qui ce passe, mais moi je ne peux pas les voir, ce qui ne me dérange pas plus que cela car je parviens alors à oublier que leurs regards sont posés sur moi.

Je vais commencer par... la magie du feu ! C'est la plus facile des quatre, et en cela j'espère réussir un minimum, mais se n'est pas pour autant gagné.

Tout d'abord, respecter la règles des trois "C". Ceux-ci signifient Concentration, Contrôle et Croire. Sans respecter ces trois points, on ne peut pas réussir la moindre magie. Il faut se concentrer sur ce que l'on fait, garder le contrôle et croire en nos capacités.

Bien sûr, il y a d'autres choses à faire pour y parvenir parfaitement, mais ce sont ces points les plus importants. Une personne ne peut pas dire qu'elle sait bien faire la magie si au moins un de ces trois "C" n'est pas respecté.

Concentration...

En sachant que je suis très facilement distraite, ce n'est pas une chose facile pour moi. Je ferme donc les yeux et me vide de toute sensation, de tout sentiment. Je fais le vide.

Ça n'a pas l'air très compliqué, mais lorsqu'on est à l'extérieur, que des oiseaux ne cessent de piailler et qu'on sait qu'une classe de trente-et-un élèves est en train de me regarder, sans compter Madame Zaravel, ça devient vite un défi plus que difficile à relever.

On me répète sans cesse qu'il faut que je vide mon esprit, mais c'est quelque chose de plus facile à dire qu'à faire.

Contrôle...

Comme vous le savez, je n'en ai pas, ou pratiquement pas, et ce ne sont pas mes deux heures d'entraînement par jour qui y changent quoi que ce soit, malheureusement.

Je peux très bien m'entraîner en dehors des heures de cours, mais la magie se sert de notre énergie pour fonctionner. Et comme je n'arrive pas bien à contrôler la dose à prendre, je me vide facilement de mon énergie et devient vite faitguée.

Hors, je suis bien plus dangereuse fatiguée que réveillée.

Croire...

Je sais que j'ai de la puissance, mais je ne crois pas en mes capacités puisque je suis un vrai danger public.

Je ne parviens pas à contrôler ma puissance ni même les faits et gestes que je crée. Je n'arrive pas à croire que je peux faire quelque chose de bien, je ne crois pas en mes capacités et cela n'est pas près d'arriver.

Je suis mal partie, très mal... Aucun des trois "C" n'est respecté et je vais sans doute tout rater, une fois de plus. Ce ne sera qu'un échec de plus à ajouter.

Quoi d'autre... Ah oui ! La puissance. Sans puissance, on ne peut faire que des petites choses faciles. J'en ai largement assez, et même trop.

Il faut aussi bien la doser et faire attention à rester maître de cette puissance, et non l'inverse, ce qui m'arrive souvent.

Ensuite, l'énergie. Il faut savoir doser justement la dose d'énergie dont notre magie à besoin, ce qui diffère selon ce que nous cherchons à faire, et ce que je n'arrive pas non plus. Cette dose est parfois infime, et d'autres fois immense même si pour les deux je produit la même chose. De plus, il faut en avoir assez en soit, et se ne sont pas les nuits blanches que je fais en se moments qui m'aideront beaucoup.

Mais après tout, qui ne tente rien n'a rien, alors je vais tout de même essayer. Il est vrai que je n'ai qu'une seule de toutes les conditions citées ci-dessus, mais je n'ai pas l'intention d'abandonner maintenant.

Concentration, contrôle, croire, puissance, énergie,...

Je ne réunis qu'une seule de ces cinq conditions, et c'est d'ailleurs pour cette raison ̶ et surtout au vu de la condition que j'ai ̶ que ma classe et Madame Zaravel sont cachés. Le mieux aurait été que ce soit une autre condition que je maîtrise, car il n'est pas bon du tout d'avoir de la puissance sans avoir la capacité de la contrôler, ni même la contenir.

Enfant, mes parents ont utilisé un sort pour maintenir cette puissance, mais pour qu'elle dure ils devaient offrir de leur énergie vitale, étant une magie qui n'existe que dans des livres et qui n'est pas en nous dès notre naissance. Mais à mes quatorze ans, ils durent arrêté. A vrai dire, c'est moi qui ai insisté pour qu'ils arrêtent, disant que l'école m'aiderait.

Je ne voulais pas et ne veux toujours pas qu'ils se vident entièrement de leur énergie vitale et les perdre ainsi.

C'est surtout cela qui m'aide à progresser en magie. La peur de les retrouver morts. Je veux qu'ils continuent à vivre, et eux veulent que je contienne ma magie. Alors j'y parviendrais, peu importe le prix que j'aurais à payer tant que celui-ci ne soit la vie de personne, même si celle-ci m'est inconnue.

Mais revenons-en plutôt à l'exercice du jour en veillant à ne pas trop faire attention au vol des oiseaux.

Je viens d'ailleurs de remarquer qu'ils sont dans le champ de protection et non à l'extérieur. Tant pis pour eux ! D'ailleurs, leurs piaillements m'énervent. Ils auraient dût être en dehors et non près de moi. Ils sont en danger, et ils ne cessent de m’agacer.

Je me mets alors à leur lancer des boules de feu, venant d'un petit feu allumer non loin, mais celles-ci explosent sans que je le veuille et ne touchent aucun des volatiles.

Utilisant ensuite l'eau de la fontaine, je voulus les noyer dans un tourbillon d'eau, mais celui-ci fini gelé au milieu du terrain.

Troisième recours : la terre.

Pour information, je préfère le faire par ordre de difficulté, car si je commence par le vent mon énergie n'aura pas été assez utilisée et je serais capable de faire des dégâts irréversibles, ce que je préfère largement éviter.

Me servant donc de la terre, je fis des petits blocs et voulus les envoyer sur les oiseaux, mais ils allaient partout saut où je voulais, ricochant, et ne s’arrêtèrent que lorsque j'en reçu un sur la tête.

J'avais reçu un assez gros coup, et il ne faudra pas que je m'étonne si j'ai une bosse aussi grosse qu'une balle de ping-pong.

Car oui, dans notre monde, nous avons aussi ce jeu à balle, ainsi que le baby-foot, les jeux d'arcades, et tout un tas d'autres choses. Mais pour l'instant ces oiseaux qui m'énervent, et je n'ai encore rien réussit à leur faire, alors nous reverrons le sujet une autre fois.

Il ne me reste plus que le vent. Je voulus créer une bourrasque dans leur direction, mais à la place je fis une sorte de dôme.

Ce dernier allait très vite et pouvait certainement arracher un bras si on tentait de le faire passer à travers. En plus, je ne le contrôle pas et ne sais pas comment le stopper, mais je sens mon énergie diminuer et bientôt le "mur" devrait s'arrêter de lui-même, ce qui se produisit quelques minutes à peine plus tard.

Pendant ce temps-là, je n'avais pas bougé d'un pouce et étais restée sur place, fixant les oiseaux qui c'étaient tout simplement posés et picoraient le sol à la recherche d'un petit quelque chose à manger.

Je ne leur avais rien fait, pas même une égratignure, et j'avais plus l'impression qu'ils me narguaient qu'autre chose.

̶ Saletés de piafs... »

C'est la seule chose qui m'est venue à l'esprit en cet instant, et je le pense... J'avais beau faire tous les efforts du monde, je n'arrive à rien. Et voilà que la classe et Madame Zaravel sortent du bâtiment.

Comme toujours, j'ai droit au regard moqueur de Rosa et des remarques du professeur ainsi que la note la plus basse. Je remets alors mes lunettes de soleil et retourne aux vestiaires, le champ de force s'étant désactivé à la fin du cours, sans un mot de plus.

Une fois dans les vestiaires, les autres filles me rejoignirent vite et ce fut alors le moment où elles parlent de tout et de rien, enfin, un de ces innombrables moments.

J'ai l'habitude de ne pas participer à ces conversations, laissant juste mes oreilles traînées pour récolter des informations. Je ne parle à personne, mais je suis au courant de tout. Dès qu'une rumeur se lance, je sais de quoi il s'agit et qui l'a lancé, car je suis un peu partout, et on ne me remarque pas puisque c'est à peine si on fait attention à moi.

Là encore, je récolte des informations et réponds intérieurement aux questions que les gens se posent. Comme, par exemple, pourquoi Kévin a-t-il quitté Clarisse ? N'a-t-il pas de cœur pour l'avoir abandonné en pleurs ? Tout simplement parce qu'il n'était avec elle que pour une chose, et je pense que vous savez de quoi il s'agit. Il l'a eu, alors il l'a laissée.

Sexe, drogue, alcool,...

Chez nous aussi ces vices ont beaucoup de disciples, car au fond nous restons humains, avec des capacités physiques hors normes et des pouvoirs magiques, mais humains quand même. Ils créaient nombres de conflits et de victimes, et pourtant nous continuons à les rechercher et ils se propagent toujours plus.

Mais il n'y a pas que les rumeurs entre élèves que je connais, ceux entre professeurs ne me sont pas inconnus, loin de là.

Par exemple, je sais que Madame Zaravel est lesbienne et amoureuse de Rosa, ce qui n'est pas bien difficile à comprendre. Bien sûr, cette dernière ne le sait pas, du moins pas encore. Je sais aussi que la directrice est enceinte alors que celui-ci est déjà marié.

Bon, je l'avoue, les rumeurs de l'école sont majoritairement portées sur des histoires d'amours, mais il est marrant de tout savoir au contraire des autres qui croient leurs petits secrets bien cachés et en sécurité.

Évidemment, je ne dis rien tant qu'on ne me le demande pas, et comme personne ne me parle, je ne répète rien de tout ceux que je sais. Mais le jour où on me posera des questions sur les rumeurs, les gens seront bien étonnés sur mes connaissances dans ce "domaine".

Après m'être changée, je mets mes affaires dans mon sac et sors des vestiaires. J'avais choisis de mettre vêtue d'un débardeur assez décolleté blanc, un slim en jean clair et de simples bottines brunes avec des talons de près de cinq centimètres dans lesquelles est rentré le bas de mon pantalon.

Je suis bien plus à l'aise en baskets, mais l'apparence des chaussures que j'ai sur moi me plaît bien plus.

Mes cheveux noirs sont attachés en un simple chignon fait rapidement et dont les mèches tiennent par pur miracle. Quelques petites mèches rebelles encadrent mon visage, ce qui me plaît aussi beaucoup.

M'étirant sur le chemin, je me mets à bailler longuement, ne pensant à mettre ma main devant ma bouche que cinq bonnes secondes après. J'entre ensuite dans le bâtiment scolaire et me dirige vers mon casier pour déposer mon sac contenant mes vêtements de sport.

Je n'ai pas cours l'après-midi, et comme d'habitude je n'aurais rien à faire. Je pourrais aller à la librairie, en ville, sur le terrain d'entraînement,... Mais je n'en ai pas très envie.

Fermant la porte, j'entends une voix derrière moi.

̶ Alors, comment vont ces "saletés de piafs" ? »

Lui alors... Il est comme moi : toujours au courant de tout. Seulement, lui il est fort en magie et populaire. D'ailleurs, il veut que je parle avec mes amis, que je me rapproche des autres.

Mais quand je suis avec eux je me sens mal, comme si je n'avais rien à faire avec eux et que je ne suis pas la bienvenue parmi eux. Mais ça, Nathan ne le comprend pas et n'abandonne pas non plus.

̶ Ils sont encore vivants, je n'allais tout de même pas les tués. »

̶ Tiens, Elizabeth aurait-elle réussit a les touchés ? »

̶ Tu connais très bien la réponse. »

Nathan sourit alors, dévoilant ces dents d'une blancheur exceptionnelle, et me plaque la dos contre le casier.

Sans une once d'hésitation, il met ensuite sa main près de ma tête et rapprocha son visage du mien, n'ayant plus qu'à murmurer pour me parler.

̶ Oui, je le sais. Et je sais aussi qu'une fois de plus tu as fais preuve d'une grande puissance. »

̶ Mais aucun contrôle. »

̶ Tu t'amélioreras, j'en suis sûr. Et pourquoi n'irais-u pas discuter avec d'autres personnes en attendant ? »

̶ Ma réponse reste non, tu sais très bien ce que je pense d'eux et ce qu'eux pensent de moi. »

Souriant, Nathan reste un moment sur place sans dire un mot, mais quelques seconde plus tard, il recule et mis ces mains dans les poches de sa veste.

̶ Je ne te comprendrais jamais ! Tu préférerais mourir que leur parler. »

̶ Et alors ? Je m'en sors très bien comme ça. »

Je sais que, nous voyant ainsi, on pourrait facilement s'imaginer des choses, mais je vous rassure : nous ne sortons pas ensemble.

Soupirant, le grand garçon aux cheveux bruns ne rajouta rien et ne fit que secouer la tête. Je pris alors les devant et me mis à marcher vers la cantine, Nathan me suivant. J'avais faim, et pourtant mon ventre n'avait toujours pas gargouillé. Chose étrange quand on sait qu'il en a l'habitude à la moindre occasion.

Une fois arrivée à la cantine, je me pris un plateau, des couverts et un verre pour ensuite attendre calmement dans la petite file d'attente, Nathan toujours derrière moi.

Au menu aujourd'hui : bœuf bourguignon avec du riz. Cela peut vous sembler bon, mais fait par les cuisiniers de cette école, cela revient à manger des tripes d'hippogriffe, ce qui est assez cher mais franchement ignoble. Je n'en ai personnellement jamais mangé, mais c'est ce que tout le monde dit.

Prenant mon plateau entre mes mains après m'être servie, je m'apprêtais à aller vers une table, mais je reçu un coup et tout mon plateau ainsi que son contenu se retrouvèrent étalés par terre.

̶ Oups ! Je ne t'avais pas vue. »

Clarissa... J'aurais dût me douter qu'elle me ferait encore un sale coup, et les rires de fillettes que j'entendis après cette phrase signalent la présence des filles qui veulent tant lui ressembler.

D'accord, elle est très jolie, peut-être même plus que Rosa, mais c'est tout de même une vraie garce qui aime rompre les couples pour coucher avec le garçon de ce dernier et le larguer ensuite. C'est une sans cœur, et elle brise celui des autres.

Elle adore particulièrement me pourrir la vie, à croire que ce n'est qu'un jeu pour elle. Cerise sur le gâteau, elle fait partit des filles qui draguent Nathan. Heureusement, celui-ci connaît ces méfaits et ne ce laisse pas avoir. Pourtant, elle ne lâche pas le morceau, mais ne s'arrête pas pour autant de briser les couples.

Mais bon, mon plateau est tout de même par terre, et il faut que j'y fasse quelque chose. Je vais donc chercher un balai et, à mon grand étonnement, Nathan vient me rejoindre.

̶ Ne fais pas gaffe à elle, c'est une garce et tu le sais très bien. Elle finira par arrêter ces conneries. »

C'est la phrase qu'il me dit le plus souvent, et qui, une fois de plus, et sortie. Au début, j'y croyais. Mais après des années à faire comme si elle n'existe pas, je n'y crois plus. Nathan, devinant mes pensées, m'attrape par le bras et tourne mon visage vers le sien.

̶ Tu vaux bien plus qu'elle, alors ne tombe pas à son niveau. »

̶ Ça te vas bien de dire ça alors que toi tout le monde t'apprécie. »

̶ Si tu acceptais de lui parler un peu tu verrais qu'elle peut être gentille. »

̶ Va coucher avec elle si elle te plaît tant ! »

Je suis moi-même surprise d'avoir dis cette phrase, et Nathan ne l'est pas moins. Je n'en revient par d'avoir osé dire une telle chose. Honteuse, je baisse la tête et m'exprime à nouveau, cherchant le pardon.

̶ Désolé... Je n'aurais pas dût dire ça... »

̶ Pas grave... Recommence juste plus... S'il te plaît... »

Souriant, je le pris dans mes bras. Je suis heureuse qu'il ne m'en veuille pas et que tout finisse bien. Mais je sais que j'ai touché un point sensible, et je ne veux pas recommencer une telle chose.

̶ Plus jamais... »

Nous sommes restés un bon moment ainsi, sans bouger ne serais-ce qu'un cil, et lorsque je suis allée nettoyer ce qui était tombé, Clarissa était toujours là. Elle tapait du pied et avait les bras croisés, disant que je traînais beaucoup trop. Mais je sais très bien qu'elle m'en veux d'être plus proche de Nathan qu'elle ne le sera jamais. C'est plutôt une bonne chose, car ainsi je sais qu'elle ne gagnera jamais.

Le mauvais point de cette histoire c'est qu'elle ne cessera de me chercher que jusqu'à ce qu'elle ait la victoire qu'elle souhaite, et peut-être même après. Tout ce que je peux faire pour l'instant c'est la faire fulminer en lui montrant bien à quel point je suis proche de Nathan.

Nous sommes depuis longtemps inséparables et nous nous connaissons depuis toujours, ce qui nous rends assez proche. Je connais tout de lui et il connaît tout de moi, alors ce n'est pas cette sale garce qui va briser notre amitié.

Ayant fini de tout nettoyer, je vais rechercher un plateau, toujours accompagnée de mon tendre ami Nathan, le regard de Clarissa me suivant. Je me tiens bien droite, rien que pour montrer à cette fille qu'elle ne m'a rien fait, bien que ce soit un peu le contraire.

Autant vous le dire tout de suite, bien qu'elle ait en ce moment les cheveux noirs, Clarissa est brune en réalité. Elle a teint ces cheveux de cette couleur en disant juste qu'elle en a envie, mais Nathan et moi-même connaissons très bien la véritable raison.

Elle croit que le fait que Nathan caresse souvent mes cheveux et joue avec signifie que cette couleur lui plaît. Seulement, et il me l'a dit nombre de fois, ce n'est pas la couleur qui lui plaît le plus, mais la façon dont ils sont.

Ceux-ci sont fins, légers et légèrement ondulés. Nathan les définis aussi comme étant doux, mais cette dernière caractéristique reste à voir.

Personnellement, je ne les trouve pas beau. D'ailleurs, je ne me trouve pas très belle tout court, bien que j'avoue avoir un certain charme. Et les gens auront beau dire ce qu'ils veulent, je ne pense pas changer d'avis de si tôt.

Une fois le repas terminé, je me promène sans but dans les couloirs de l'école, toujours en compagnie de mon fidèle Nathan. Je sais bien qu'il préférerait être avec ces autres amis plutôt qu'avec moi, mais il ne cesse de dire le sujet lorsque j'aborde ce sujet et exprime mes pensées. Il dit toujours qu'il préfère nettement être avec moi plus qu'avec eux, mais je vois bien dans son regard que ce n'est pas vrai.

Il le dit juste pour me rassurer, et je me contente de lui sourire en retour. Il est vrai que ces mots me font plaisir, mais je ne demande que la vérité, rien d'autre. Malheureusement, elle n'est pas facile à atteindre, et j'ai l'impression que Nathan me cache des choses. Que c'est frustrant d'être dans l’impossibilité de répondre à une question comme celle-ci ! Mais je ne dit rien et ferme les yeux, comme toujours.

Je ne veux pas que nous nous faisions la tête, je tiens beaucoup trop à lui. Et pour cela, je suis prête à tout, mais vraiment tout.

Il est mon meilleur ami, celui sur lequel je peux toujours compter et sur lequel je peux m'appuyer en cas de besoin. Lorsque je vais mal, il est toujours là, lorsque je vais bien aussi d'ailleurs. Il est toujours là lorsque j'ai besoin de lui, de sa présence. Il est mon réconfort, et je ne sais comment lui rendre tout ce qu'il a fat pour moi.

J'aimerais pouvoir m'intégrer aux autres pour lui faire plaisir, mais je n'y parviens pas...

̶ Encore en train de rêver, Miss Athaliel ? »

Sursautant, je me retourne rapidement et me retrouve nez à nez avec le CPE, Monsieur Natentri. Aussitôt, le sang se glaça dans mes veines et je m'immobilise, ne bougeant plus d'un centimètre.

Cette personne est du genre à vous attraper au moindre petit faux pas et à vous faire passer le plus mauvais quart d'heure de votre vie.

Et, bien entendu, il a ces chouchous et ceux qu'il déteste. Clarissa, qui fait partit de sa famille et est sa filleule, fait partit de ces favoris, tandis que moi il ne fait que me détester et cherche n'importe quel moyen pour me faire ressentir sa haine.

̶ Allons, allez-vous répondre ?! »

Chaque parcelle de mon corps tremble, et j'ai l'impression que ma langue est enflée dans ma bouche. Je tente de parler, ouvrant la bouche, mais aucun son ne sort de ma gorge, alors je la referme et recommence ce petit manège.

Le temps me paraît infini, et à côté de moi Nathan ne sait pas quoi faire. Monsieur Natentri me tient, et à présent je suis comme une souris, une toute petite souris, entre les griffes d'un chat, un énorme chat.

̶ Voilà que vous vous prenez pour un poisson maintenant ! Il faut dire que votre cervelle est à la hauteur de cette piteuse imitation... Mais quand allez-vous enfin vous servir de ce que vous avez dans la tête ?! »

Baissant la tête, je ne dis pas un mot. J'allais une fois de plus me faire humiliée, mais j'en ai l'habitude. Si seulement je n'étais pas... moi...

̶ Pardonnez-moi, Monsieur. J'avais du mal avec un sort et elle a gentiment accepté de me servir de cobaye. Le sort l'a mise un peu... à l'ouest. »

Là, c'est Nathan qui a parlé.

Redressant la tête, je le regarde avec de grands yeux. Ce servir d'un élève comme cobaye, même avec l'accord de celui-ci, est formellement interdit et la punition pour un tel acte n'est rien d'autre qu'un pur et simple renvoi. Malheureusement, je crains que le fait que Nathan soit "neutre" dans les pensées de Monsieur Natentri ne l'aidera pas beaucoup.

Seul l'amour connu de tous que ressens Clarissa envers lui peut l'aider, mais je ne suis pas si sûre que ce fait aura un quelconque effet.

Le CPE semble assez surpris par la phrase, et j'en profite pour regarder Nathan et l'interroger du regard. Mais la simple réponse que j'obtiens et un clin d'œil accompagné d'un sourire.

Au début, je ne comprenais pas la raison de ce geste et insista en fronçant un peu les sourcils, mais il ne fit qu'hausser les épaules et reporta son attention sur le CPE. C'est alors que je compris ce qu'il était en train de faire.

Le CPE, Monsieur Natentri, veut mon expulsion, mais compte bien faire retarder ce petit "plaisir". Nathan, pour m'éviter d'être expulsée, a prit ma défense en inventant cette fausse excuse. Il a ainsi démontré que lui aussi devrait être renvoyé dans ce cas.

Hors, notre cher CPE ne fait des choses que si elles sont dans son propre intérêt, ou dans celui d'au moins un de ces chouchous, et il se trouve, comme je l'ai déjà dit, que Clarissa veut Nathan dans les mailles de son filet. Il ne faut donc pas que ce dernier soit renvoyé, et, dans ce cas, si moi je suis renvoyée alors lui aussi devra l'être.

Ainsi, je ne serais pas renvoyée puisque Nathan ne doit pas l'être. Certes, nous serons punis pour ce que le CPE croit que nous avons fait, mais quelques heures de corvées ne sont rien face à ce qui aurait pu arriver. Espérons juste que ce plan fonctionne...

C'est que mon Nathan est une tête ! Je lui aurais bien frotté son crâne avec mon poing et lui lancer quelques moqueries taquines, mais Monsieur Natentri est toujours présent. Celui-ci semble d'ailleurs assez contrarié et tête de contenir sa colère, ce qui rend ce moment plutôt comique.

Il finit par ce calmer un minimum et nous regarda tour à tour avec de petits yeux furieux, tandis que nous essayons de faire disparaître notre sourire et étouffer le rire qui nous monte à la gorge.

̶ Alors j'espère qu'une semaine de corvées vous calmera. Vous viendrez samedi matin dans mon bureau à huit heures. »

Il nous regarde à nouveau tour à tour, puis tourne les talons et s'en va.

Une fois le CPE assez loi, Nathan et moi-même avons laissé éclaté notre fou rire, ne parvenant pas à nous contenir plus longtemps. Cette situation me parut assez amusante, et pour une fois Monsieur Natentri n'avait pas eut le dernier mot. "Tel est prit qui croyait prendre".

Ce que j'aimerais pouvoir revoir la tête qu'il avait fait ! On aurait dit qu'il venait de recevoir une gifle, et je n'oublierais sûrement jamais ce merveilleux instant. La dernière fois qu j'avais autant ris, c'était après avoir vu la tête de Clarissa après avoir échanger son shampoing contre un colorant pour cheveux verts.

Ce jour-là aussi Nathan m'avait sauvé la mise. D'ailleurs, il m'aide souvent à me sortir des ennuis dans lesquels je parviens à me mettre, et je n'ai jamais su le remercier assez pour tout ce qu'il a fait pour moi.

Je ne trouve jamais d'idées pour ça. Il est riche et populaire, je n'ai rien à lui offrir en retour de sa si grande gentillesse, et je me demande souvent pourquoi il garde quelqu'un comme moi dans son entourage.

Je lui avais déjà posé la question, et il m'avait alors répondu que "c'est parce que tu me donne toujours le sourire." J'aurais pu être satisfaite de sa réponse, mais je ne l'étais pas et ne le suis toujours pas.

Par contre, je sais quel est son rêve et c'est pour l'aider à le réalisé que je m'entraîne toujours plus. Il voudrait changer le monde pour que dans celui-ci ne vivent que la paix et la joie. Ce qu'il souhaite le plus, c'est éradiqué la guerre et la violence de la surface de Calypso, et j'y parviendrais pour lui.

C'est ce but que j'espère un jour atteindre pour le remercier comme il se doit pour tout ce qu'il a fait. Cela peut sembler complètement fou et irréalisable, et même être un rêve d'enfant, mais je compte bien y parvenir.

̶ T'as pas des heures de colles à faire ? »

Cette phrase me sortit de mes pensées et me fit sursauter. Les heures de colles... Je les ai complètement oubliées ! En plus je les ait eut ce main, dire que j'aurais pu passer ma première après-midi libre...

Soit je suis en colle, soit je suis en cours. Et le dimanche après-midi, je le passe à un orphelinat pour y travailler en tant que bénévole.

Tant pis, je l'aurais bien un autre jour, mon après-midi libre.

Après la phrase de Nathan et mon sursaut, je me met à courir à toute allure en direction de la salle de colle. Pour que je ne sois pas en retard... J'espère aussi que ce n'est pas un de ces "méchants" surveillants qui s'occupe de la colle aujourd'hui.

Une fois arrivée, je remarque avec joie que je ne suis pas en retard et que les autres élèves collés sont encore devant la porte. Un élève me vit alors et s'avance vers moi de sa démarche sûre.

Il a des cheveux noirs assez court, un grand corps musclé et athlétique, un visage assez carré et harmonieux ainsi que des traits qui semblent traduire sa force et sa robustesse. Il a des yeux aussi beaux qu'envoûtants.

Une fois proche de moi, il me fit la bise, posant son immense main sur mon épaule qui paraissait minuscule à côté. Puis il se redressa, me toisant de toute sa hauteur, et me sourit.

̶ Alors Beth', je croyais que tu ne serais pas collée. »

"Beth'", c'est le surnom qu'il me donne. Sachant que mon prénom est Elizabeth, il suffit de prendre les quatre dernières lettres, et le tour est joué. Simple, non ?

̶ Mon petit Jérémy, les habitudes ne ce changent pas si facilement ! La preuve : tu es là, et je suis là. »

Jérémy, c'est ce grand bêta qui est devant moi. Il est toujours à s'attirer des ennuis, mais n'a jamais été renvoyé pour autant, car les preuves manquent et/ou ne sont pas assez grandes. Il fait des gros coups et est toujours pris, mais il ne peut être que collé.

Nous nous sommes d'ailleurs rencontrés ici, devant cette salle. Il venait de faire exploser les toilettes du personnel alors que Monsieur Natentri s'y trouvait et il avait empoché trois mois de retenue, mais n'avait pas eut plus car il "n'était que présent" et n'était donc pas forcément coupable.

Tant qu'à moi, je n'avais fait que croiser le CPE peut après l'explosion. Il était dans un sale état et était très énervé, alors il a passé ces nerfs sur moi.

Mais retournons plutôt à notre discussion, vous en apprendrez bien plus sur lui qu'avec mes belles paroles.

C'était donc au tour de Jérémy.

̶ Je me souviens aussi que la semaine dernière tu as dis : "tu risque de ne pas me voir la prochaine fois, je ne serais pas en retenue". »

̶ Il n'y a que les abrutis qui ne changent pas d'avis. »

̶ Justement, tu n'aurais pas dû changer d'avis. »

Lui donnant un coup de poing sur le bras sans pour autant chercher à lui faire mal, je le regarde méchamment avec un sourire sur le coin des lèvres. On adore ce taquiner, et ce n'est jamais vraiment méchant.

Nathan ne le connaît pas et Jérémy ne connaît pas mon lien avec lui, ce qui n'est pas une si mauvaise chose. Ils sont chacun le contraire de l'autre et ont des styles très différents. Ils sont un peu le yin et le yang, Nathan étant plutôt le yin et Jérémy le yang.

Le seul point commun que je leur ai trouvé, c'est le fait que je les adore, mais là non plus ce n'est pas de la même manière.

Je vois plus Nathan comme un grand frère, tandis que j'aimerais plus que Jérémy soit mon... petit copain... Je l'avoue, je suis amoureuse de lui, mais pas comme on pourrait le croire. Il y a des gens qui s'aiment pour avoir quelque chose, d'autres par illusion et d'autres encore parce qu'ils sont obligés.

Moi je l'aime à la folie et je l'aimerais toujours, je lui donnerais mon corps et mon âme si jamais il lui arrivait de me le demander, même s'il ne me le demande pas d'ailleurs. Je me moque bien de savoir si lui m'aime en retour, je veux juste l'aimer et lui montrer à quel point cet amour est intense.

Je l'aime !

Notre discussion et mes pensées furent interrompues par l'arrivée du surveillant qui n'était autre que... Sylv' ̶ diminutif de Sylvie ̶ ! Autant David est super gentil, autant Sylv' est une vraie carne. Je sens que mes six heures de colles vont être horribles...

Sylv' ne colle pas, elle humilie, et je préfère cent fois me faire collée qu'avoir affaire à elle. Je me cache donc discrètement derrière Jérémy, mais c'est déjà trop tard. Elle m'a vue. De toute façon, je n'aurais pas pu l'éviter.

Passant ma clef dans la serrure et ouvrant la porte, Sylv' entre en première, suivie silencieusement par les élèves. On aurait pu comparer l'ambiance de ce moment à un enterrement, pourtant ce ne sont que des heures de colles.

Dans la grande salle remplie de chaises et de tables, la forte voix de la surveillante retentit, résonnant dans cette pièce.

̶ Athaliel, tu t'installes en face de moi. »

Les élèves autour de moi s'écartent aussitôt, sauf Jérémy qui se tient bien droit derrière moi. Serrant les poings et les dents pour ne pas trop trembler, j'avance dans la salle pour atteindre la place qui m'a été désignée.
Le grand garçon me suit toujours et s’intaille juste à côté de moi, histoire de me rassurer. Mais avec Sylv' devant moi, je ne suis pas trop rassurée.

̶ Qu'est-ce que vous attendez pour vous asseoir ? »

La voix de la surveillante résonna dans la salle et figea les élèves durant quelques instants. Le moment passé, ceux-ci se dirigent alors rapidement à une place, essayant d'être installé le plus loin possible de la pionne.

Celle-ci joint maintenant les mains devant elle et regarde les élèves un à un, s'arrêtant plus longtemps sur moi. Elle ouvre ensuite le livre devant elle afin de faire l'appel et vérifier qu'il ne manque personne. De son long doigt, elle parcourt la liste, et de sa puissante voix elle crie chaque nom, étant répondue par un faible "présent(e)" provenant de l'élève auquel le nom cité appartient.

Sylv' prenait un malin plaisir à prendre son temps, faisant durer cet instant d'effroi. Son doigt, qui glissait alors sur chaque nom sans s'arrêter, se stoppa soudainement tandis que je me tasse sur ma chaise, espérant passer inaperçue. Les yeux de la surveillante se levèrent alors sur moi, une lueur pétillante à l'intérieur, et sur ces lèvres se dessine un mince sourire.

̶ Athaliel, comme toujours. »

Je ne dis rien, baissant les yeux, et Jérémy se met à me fixer. On aurait dit que quelque chose sortait de ces yeux pour entrer en moi. C'est métaphorique, bien sûr.

Peu à peu, je sens l'adrénaline monter, tandis que Sylv' avait repris l'appel, Jérémy me poussa doucement et je me lève brusquement, les mains sur la table. La chaise tomba sur le sol, attirant l'attention de la surveillante.

̶ Oui, encore moi, et j'en ai plus que marre que vous me parliez de cette manière. Alors vous allez changer de ton, et vite. »

Une fois le silence revenu, personne ne bouge, pas même Sylv'. Il aurait été plus sage de m'excuser et de m'asseoir, mais l'adrénaline ne cesse de monter sous le regard de Jérémy et je me sens de taille à affronter la surveillante.

À son tour, la surveillante se lève et me fixe.

̶ Non, c'est à toi de changer de ton, pas à moi. Mais je vais être gentille : tu t'excuse, tu t’assois et tu te tais. »

̶ Je ne me suis pas fais comprendre il me semble... Tu vas t'excuser, et tu vas même te mettre à mes pieds. »

Et oui, fini le vouvoiement, place au tutoiement ! Ce changement semblait avoir été remarqué, et c'était bien mon intention. L'adrénaline monte toujours, et Sylv' continue de me fixer. Lentement, doucement, elle lève la main pour faire mine qu'elle va lancer un sort et lève l'autre avec trois doigts levés.

Pourtant, je ne bouge toujours pas, et Jérémy non plus. Les bruits derrière moi semblent indiqués que les élèves reculent avec leurs tables et leurs chaises. Je lève ensuite à mon tour la main pour stopper le geste de Sylv', plus rapidement que celle-ci, et la regarde en souriant.

̶ Ne vous donnez pas cette peine, je sais ce que vous êtes. »

Sylv' se figea aussitôt, me regardant avec de grands yeux. Je profite donc de cet instant de déconcentration et me sert de la télékinésie, une sorte de magie assez compliqué que je contrôle pourtant sans peine, et l'envoya contre le mur juste derrière elle.

La surveillante s'écroula sur le sol, inconsciente.

Les élèves attendirent un moment avant de ce lever bruyamment et courir vers moi afin de m'acclamer. Je suis celle qui a assommée la surveillante que tout le monde déteste, et en cela je suis maintenant appréciée et respectée. C'est facile de ce faire connaître tout compte fait !

Mais le fait que tant de monde vienne autour de moi m'est inhabituel et je me sens comme compressée. Et pourtant, je ne bouge pas, un sourire sur les lèvres et le regard de Jérémy encore posé sur moi.

Sylv' n'est qu'une simple humaine, et grâce à cela je peux aisément la vaincre, d'autant plus qu'elle est nulle physiquement. Bien sûr, seuls moi et Nathan étions au courant. Je regarde alors le corps immobile de la surveillante et m'avance vers elle, la fixant de haut.

̶ Je te l'avais bien dis : tu es à mes pieds. »

J'ai montré mes capacités et suis maintenant respectée, mais je ne veux pas devenir trop populaire, car, arriver un stade, on ne sait jamais réellement sur qui on peut compter. C'est Nathan lui-même qui me l'a dit, et je ne suis pas prête de l'oublier.

Après ma victoire sur Sylv', je reprends mon sac et sors de la salle, accompagnée de Jérémy. Les autres élèves nous suivent, tandis que le corps de la surveillante est toujours au sol, personne ne s'en souciant.

Petit à petit, mes pensées reviennent en place et l'adrénaline me quitte. Tandis que les autres continuent d'avancer, je m'arrête et mets ma main sur mon front, posant mon coude sur le mur, les yeux fixant le vide.

La main de Jérémy se pose sur mon épaule, voulant me réconforter. Mais je suis en train de me rendre compte de ce que j'ai fais et des conséquences de mon acte. De plus, cette fois Nathan ne peut rien pour moi.

Je vais être renvoyée et rien ni personne ne pourra y faire quelque chose.

̶ Tu as eu raison de faire ça, elle n'avait pas à te parler ainsi. »

Me tournant vers Jérémy, je le regarde sans vraiment avoir une expression dans le regard. Tout ceux qui étaient collés, lui et mon compris, seront punis, et par ma faute. Je baisse la tête, l'air inquiète, et ferme les yeux.

̶ Ils vont tous être punis, toi aussi... Et moi, je vais être renvoyée... »

Jérémy reste un moment immobile, puis me relève la tête avec un doigt, le mettant sous mon menton, et me regarde dans les yeux. Les miens sont larmoyant, et j'espère qu'il ne se moquera pas de moi, lui qui est si fier et courageux.

Mais à la place, il glissa sa main contre mon cou et approche sa tête dans la mienne, ces lèvres plus proches que jamais des miennes sans pour autant les toucher, et chuchota doucement.

̶ Tu as bien fais, et ne rien faire aurait empiré les choses. »

Il resta un moment ainsi, sans bouger. J'aurais bien voulu avancer un peu, poser mes lèvres sur les siennes, l'embrasser enfin, mais aucun de mes membres ne répond, tous figés et m'empêchant de faire le moindre geste.

Je me dis que c'est peut-être la magie du moment qui fait ça, ou encore autre chose, mais je ne sais pas trop, et mon esprit est trop embrouillé pour chercher une quelconque explication.

Étrangement, je sentis que je reprenais le contrôle de mon corps au fur et à mesure que le temps s'écoulait, mais mes yeux restaient plantés dans ceux de ce grand et beau garçon. Je ne veux pas détourner le regard, je veux continuer à l'aimer et qu'il m'aime en retour.

Jérémy me sourit alors, et je me dis brusquement qu'il a deviner mes sentiments à son égard. Voulant dissimuler tout malaise, je lui sourit en retour et lui donne un coup de poing dans son épaule, reprenant ma bonne humeur.

̶ Grand dadet ! Préviens-moi quand tu compte bloquer mes mouvements ! »

Comme vous l'aurez deviné, c'est une fausse excuse, mais je connais ces pouvoirs et peut donc l'utiliser sans crainte. Son sourire ne fit que s'agrandir, et je me rends compte à quels point mes joues sont chaudes.

En rougissant, je me trahis moi-même et me gène encore plus que je ne le suis déjà. Sûrement pour me sortir de cet embarras dans lequel je suis, Jérémy éclata soudainement de rire sous mon regard étonné.

̶ Tu devrais voir ta tête ! »

Souriant toujours, je finis par éclater de rire à mon tour. Mais je pense toujours aux problèmes qui risquent de nous arriver sous peu. Cependant, je n'en fais plus paraître et retourne dans les couloirs de l'école avec Jérémy.

Je passe mes heures de colle en sa compagnie, ne faisant que rire et m'amuser. Nous faisons des choses que je ne ferais jamais avec Nathan, comme chipé des pommes en ville pour s'enfuir en courant et les manger dans un champ.

Nous étions comme des enfants, nous amusant comme on l'aurait fait beaucoup plus jeune. Mais nous ne nous soucions ni de cela, ni du regard des gens et continuons. Je me sens plus libre que jamais, et j'aurais adoré que cet instant n'ai pas de fin.

Pourtant, toutes les bonnes choses ont une fin, et il nous faudra bientôt y aller. Mais nous ne nous arrêtons pas pour autant et continuons nos jeux enfantins.

Rapidement, l'obscurité tombe sur la ville et nous nous retrouvons dehors en pleine nuit. Bientôt, c'est au tour de la pluie de venir. N'ayant qu'un simple gilet noir au-dessus du débardeur blanc que j'avais alors, je me retrouve vite couverte d'eau.

Mes cheveux finissent vite trempés et mon haut, tout autant mouillé, devient transparent et me colle à la peau. Je fus alors heureuse que mon soutien-gorge soit bien là et ressers mon gilet autour de moi tandis que nous courrions dans les rues, trempés jusqu'à l'os.

Nous avons fini par trouver un endroit où nous abriter et avons décidé d'y rester. Nous ne pouvions pas rentrer à l'école, car à cette heure-ci les portes étaient sans doute fermées.

Un courant d'air froid arriva jusqu'à nous, me donnant froid et me faisant frissonner. Jérémy, le remarquant, essor tant qu'il le peut sa veste, finissant par utiliser la magie pour la sécher et la réchauffer, puis me la mis sur les épaules, me serrant par la même occasion contre lui.

̶ Laisses-moi te réchauffer, je m'en voudrais si tu tombes malade. »

Cette si simple phrase me réchauffa toute entière, et je me blottis contre le corps musclé de ce grand garçon pour ensuite fermer les yeux.

Dire que je serais toute la nuit serrée contre l'homme que j'aime...



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"Chien qui relève la queue, méprise son ennemi, tigre qui la baisse va le dévorer."

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