AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez|

May Lenn Hayabusa

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar
Eira
May
Messages :
570
Neutre ♦ Points :
2
Gestion des comptes :
Compte principal
RP ? Contacter par MP
Présente
MessageSujet: May Lenn Hayabusa Jeu 4 Jan - 17:33

May Lenn Hayabusa
« Prendre l’ennemi à la gorge »

Identité

Surnom : May
Peuple : Selvaner
Forme animale : Tigre blanc
Rang : Eira
Âge : 28 ans

Combattant(e) ? Oui
Si oui, arme de prédilection : L'épée et le poignard, ainsi que sa forme animale bien sûr. Parce qu'un tigre blanc, c'est bien pour arracher la tête des ennemis.

Objectif actuel : Diriger Alcanor correctement, c'est déjà pas mal de boulot.
Equipe de départ : Neutre



Description physique

Comme beaucoup de gens de son peuple, May Lenn respire la bestialité. Même dans son apparence bipède, elle n’a pas l’air exactement humaine. Sur son visage assez triangulaire, deux grands yeux félins détonnent d’un bleu électrique. Ils scrutent souvent les alentours d’un air allant de méfiant à intéressé, voire souvent un mélange des deux. Ce visage se teinte facilement d’une expression ou d’une autre selon les circonstances, n’hésitant pas à être plus parlant que le plus long des discours. Ses proches connaissent particulièrement l’œil amusé , le froncement de sourcils désapprobateur et le sourire carnassier. Ce visage est encadré par de longs cheveux d’un blond platine tellement clair qu’on pourrait les dire blancs. Lorsqu’il sont détachés, ceux-ci tombent en-dessous des omoplates. Ils étaient plus longs autrefois, avant qu’une sombre histoire de porte et de crise d’adolescence irréalisée les change en carré fonctionnel. Mais pour la dignité de leur propriétaire, nous tairont cette histoire. Et puis ils ont repoussé depuis.

Ayant été éduquée depuis sa plus tendre enfance pour prendre la direction du pays, May Lenn a l’air fier et peu impressionnable. Peu portée sur les fanfreluches qu’elle considère plus gênantes qu’autre chose, vous la verrez rarement porter quoi que ce soit de plus élaboré qu’une robe ne restreignant pas ses mouvements. Bien qu’elle ne soit pas particulièrement de haute stature, elle se tient très droite et sa musculature développée sans être disgracieuse laisse peu de doute quand à ses capacités martiales. Mais sur ce dernier point encore, c’est une caractéristique partagée de nombre de ses pairs, les carnivores tout du moins.

Car oui, May Lenn est carnivore. Enfin, une partie d’entre elle l’est tout du moins. Car si elle est Eira, ce n’est pas parce qu’elle est la petite fille de feu l’Eira Aloysïa, mais bien parce que la Liëtar lui a accordé de se changer en tigre blanc, comme tous celles et ceux l’ayant précédée à la tête d’Alcandor. Sous sa forme animale, elle a non seulement l’apparence d’un tigre blanc de taille respectable au pelage épais et chaud, mais également sa force et son odorat. Ses instincts de prédateurs se trouvent également largement renforcés. Elle se sent bien dans ce corps qui cristallise la liberté si chère à son peuple. Si elle devait exprimer un seul regret concernant le don qui lui a été accordé, ce serait de ne jamais pouvoir monter un cheval. Ni l’approcher d’ailleurs… Les pauvres bêtes paniquent à son approche lorsqu’elle sentent sa nature de prédateur. Si bien qu’elle sera sans doute toujours confinée à son rôle de piéton.

Description mentale

May Lenn est quelqu’un de… Compliqué. Mais qui ne l’est pas après tout ? Si l’on pouvait réduire un caractère à un ou deux adjectifs, ça se saurait, non ?

May Lenn a une nature assez active et ne supporte pas de rester enfermée. Malheureusement, le rôle de dirigeante qu’elle a dû endosser assez tôt lui a peu laissé le choix. Elle a tendance à prendre sur elle lorsque quelque chose ne va pas, ne supportant pas qu’on puisse lui trouver la moindre faiblesse. Mais comme chacun sait, le mélange de la surcharge de travail avec l’absence de relâchement de la pression forme un complexe explosif… Qui est sans doute la plus grande faiblesse de May Lenn. Celle-ci est passée par plusieurs épisodes dépressifs avant d’arriver à mettre de l’ordre dans sa vie, et si la situation s’est arrangée, cela ne l’empêche pas d’avoir régulièrement des pensées négatives.

C’est également une patriote convaincue, qui aime son peuple et fait tout ce qui est en son pouvoir pour le servir au mieux. Elle a été traumatisée par la guerre du Ruisseau des panthères qui a eu lieu dans son enfance et en garde une rancune tenace a l’encontre des Humains. Il faut dire que la demoiselle n’est pas du genre à pardonner facilement de base. Ajoutez cela à un racisme latent et mutuel entre les deux peuples saupoudré du sang de trop nombreux compagnons et vous comprendrez la situation des relations selvaners-humains.

Contrairement à ce qu’elle aurait cru plus jeune, elle aime assez l’exercice du pouvoir et la pratique de la diplomatie. Ce qu’elle apprécie moins, c’est le respect d’une étiquette stricte. Elle préfère largement une discussion détendue autour d’un repas qu’une rencontre formelle en grandes pompes. Typiquement ce qu’on trouve chez les elfes en fait. Mais avec le temps elle a finit par comprendre la nécessité de maintenir les apparences… Ne serait-ce que pour flatter l’ego de son interlocuteur.

Elle est très clanique et proche des membres de sa famille. Ce n’est pas un hasard si celui qui est son garde du corps, son aide de camp et son plus proche conseiller est son propre cousin. Elle entretient avec lui une relation de frère et sœur, remplaçant le vide qu’elle aurait pu ressentir en tant que fille unique. Toucher à sa famille est une très mauvaise idée. D’un autre côté, s’attirer les bonnes grâces de l’un de ses proches est sans doute le meilleur moyen de s’insérer dans le cercle de ses amis intimes. Sauf peut-être si vous êtes un écureuil avec des capacités intéressantes et un culot intersidéral.


Passé


Comme toute personne normale, la courte vie de May Lenn a été remplie de hauts et de bas. Mais toutes les personnes normales ne se retrouvent pas à la tête d’un pays alors qu’elles sont à peine considérées comme adultes.

May Lenn est née il y a 28 étés de cela, d’une mère puma et d’un père cerf (il est d’ailleurs dit de la mère de May qu’elle a fait « bonne chasse » le jour où elle a posé la griffe sur ce qui serait son futur mari). Sa mère était alors une étudiante en stratégie, tandis que son père était cuistot dans les immenses cuisines du Palais de Lhune. Sa famille n’était pas exactement normale cependant, puisque sa grand-mère, Aloysïa, était l’Eira du pays. La responsabilité qui pèse à présent sur ses épaules lui était alors bien étrangère. Normal, me direz-vous, ce n’est qu’un bébé ! Eh bien sachez que les choses se gâtèrent pas plus tard qu'à ses deux mois.

Mais pour que vous compreniez bien, il va falloir que je vous explique un peu la situation politique en Alcandor. Comme vous le savez sans doute, le pays est dirigé depuis des siècles par un Selvaner ou une Selvane désigné par la Liëtar par sa forme animale de tigre blanc. Ou en tout c’est ce que dit la légende. En moyenne, ce genre de personne n’apparaît que tous les 20-30 ans, ce qui permet une bonne relève à chaque génération (les choses sont bien faites, n’est-ce-pas ?). Il y a donc deux à trois Eiras potentiels en même temps, et le ou la plus âgé garde le titre jusqu’à sa mort ou son abdication. Or, à la naissance de May Lenn, l’Eira Aloysïa avait déjà cinquante ans révolus et aucun héritier n’avait encore fait son apparition. Malgré sa santé de fer, on craignait que le pays ne se retrouve sans guide si quoi que ce soit venait à lui arriver. Ce qui, de mémoire de Selvaner, n’avait jamais eu lieu.

Vous imaginez donc bien que lorsque May Lenn se révéla être l’héritière tant attendue, l’attention de la moitié du pays se tourna vers elle. Et ce pour ne plus jamais la lâcher.

Ce n’est pas pour cela que sa vie changea du tout au tout, puisqu’elle vivait déjà au Palais, mais à partir de se jour, son destin fut tracé pour elle. Elle grandit très entourée par sa famille, vivant pratiquement avec ses cousins et choyée par sa grand-mère qui quittait alors son masque de femme de fer pour devenir une parfaite mamie gâteau. Elle reçu une éducation destinée à faire d’elle une bonne dirigeante et se prêtait bon gré mal gré à ce petit jeu, d’autant qu’elle n’avait jamais rien connu d’autre. Elle était assez timide et ne voyait pratiquement pas les autres enfants du Palais, se contentant de suivre ses deux cousines plus âgées lorsque celles-ci faisant les quatre cents coups. Elle semblait plus faite pour un rôle de suiveuse que de meneuse d’hommes. Malgré son calme et sa timidité apparente, elle avait déjà un sacré caractère et faisait tout pour obtenir ce qu’elle voulait.

Elle s’ouvrit au monde extérieur le jour de sa rencontre avec Aesa Vishtaret, une Seyria à peine plus vieille qu’elle, fille d’ambassadeurs d’Alpharia séjournant au Palais. Elle sut percer la carapace de méfiance de l’enfant du Nord avec une facilité désarmante et tout à fait… Aesienne. Elle ne lui avait tout simplement pas demandé son avis et l’avait embarqué en s’occupant de faire la conversation pendant une bonne partie de l’après-midi. Et May s’y était attachée, s’amusant des différences culturelles, des pouvoirs de la Seyria qui prenait un malin plaisir à recolorier toutes les pièces. Elle fit également sortir May après avoir coloré ses cheveux beaucoup trop voyants, et pour la première fois, la jeune héritière découvrit Lhune sans escorte. Mais plus important, elle goûta pour la première fois la douceur du mot Liberté. Bien entendu, elle reçu un savon mémorable ce soir là : de la part de ses parents d’abord, puis de la part de ses cousins qui auraient voulu venir aussi ensuite. Elle crut déceler une lueur amusée dans le regard pourtant insondable de sa grand-mère, mais sans doute l’avait-elle rêvée.

C’est à partir de ce moment-là qu’elle comprit qu’il y avait une autre vie que celle qu’elle menait. Petit à petit, elle essaya de se défaire de la cage dorée dans laquelle ses proches l’avaient enfermée sans même s’en rendre compte. Pour la protéger. Parce qu’elle avait tant de choses à apprendre qu’elle devait faire le meilleur profit de son temps. Oui mais elle avait beau apprendre l’histoire, l’économie, les différents noms de clan, elle se rendit compte qu’il y avait un fossé entre savoir et connaître, sans parler de comprendre. C’est en jouant avec les gamins des rues qu’elle découvrit une autre réalité.

Avec le nombre de ses escapades augmenta le nombre de réprimandes. Un début de crise d’adolescence ? Sans doute. Mais cela lui construit une personnalité. Elle ne répliquait pas, ne s’énervait pas devant ses parents. La colère l’aurait fait passer pour une enfant capricieuse. Elle se contentait de se tenir droite et d’encaisser, avec l’air de celle que rien ne pourrait faire changer d’avis. Ce fut Aloysïa qui intervint lorsque la situation commença à escalader et les deux partis en prirent pour leur grade. Laissez moi vous conter cette scène. L’Eira était assise sur son trône, le regard inquisiteur parcourant la petite assemblée devant elle. Au premier rang se tenait May Lenn, haute de ses 12 ans, l’œil voilé d’inquiétude. Juste derrière se dressaient ses parents dont l’air agacé laissait peu de place à l’imagination. Visiblement, la mère de May n’appréciait pas que sa propre mère prenne le contrôle de la situation. Le père était plus mesuré et son agacement tenait plus à l’exaspération de ces derniers jours. Derrière se tenait la petite troupe de précepteurs, maîtres d’armes et mémé nourrices qui voyaient d’un mauvais œil les escapades de l’héritière. Aloysïa resta longtemps silencieuse à étudier l’assemblée avant de prendre la parole.

« J’aurais préféré ne pas avoir à intervenir. Ça me peine de constater que la situation n’a pu se résoudre d’elle-même… »

May Lenn frissonna à cette remarque, se demandant si elle avait été trop loin. Elle ne supporterait pas la moindre marque de désapprobation de la part de sa grand-mère. Mais celle-ci darda son regard derrière elle, en direction de ses parents.

« Vous avez conscience qu’enfermer et couver votre fille ne fera jamais d’elle une Selvane mature, et par conséquent une héritière digne de ce nom ? Pourquoi vous plaignez vous qu’elle souhaite découvrir par elle-même ? »


Son attention se reporta ensuite sur les professeurs.

« Je ne devrais pas vous apprendre votre métier. Vous savez tous qu’il n’y a pas de meilleure école que celle de la vie. L’oisillon n’apprendra pas à voler seulement en regardant ses parents, il doit un jour battre de ses propres ailes ! »

May Lenn s’était détendue. Il semblait qu’elle ne se prendrait pas le savon qu’elle redoutait. C’est tout du moins ce qu’elle pensa jusqu’à ce que le regard bleu glacier et guère plus chaleureux ne se pose sur elle. Elle se tendît et baissa la tête. Pour la première fois, elle ressentait la peur qu’on pouvait éprouver devant un grand prédateur. A cette instant, sa grand-mère – non, l’Eira Aloysïa- lui paru presque terrifiante.

« Quand à vous, jeune fille, si je venais à apprendre une nouvelle fois que mon héritière traîne en ville avec des vauriens, je serais déçue. Extrêmement déçue. »


Ce fut comme si un pic de glace venait de se loger dans son cœur. Elle ne releva pas la tête, se mordant la lèvre presque jusqu’au sang pour tenter de garder contenance. Une boule se forma dans sa gorge et elle refusa les larmes de toutes ses forces. Ce serait indigne d’elle. Elle devait encaisser, ne pas broncher. L’Eira Aloysïa avait rendu son jugement, et personne dans la salle ne souhaitait le remettre en doute. Tous les arguments semblaient s’évaporer sous le regard de la souveraine.

Avant de sortir de la salle d’audience, la jeune fille risqua un œil vers la souveraine. Elle qui s’attendait à y lire de la déception ou de la désapprobation fut surprise de trouver un visage énigmatique avec ce qui lui sembla être une ombre de sourire. Confuse, elle s’inclina pour garder la face et se précipita dehors.

Ce soir là, May Lenn dormit mal, repassant la scène en boucle dans sa tête. En dehors du fait qu’elle digérait mal les reproches de sa grand-mère, elle ne pouvait s’empêcher de penser que quelque chose clochait. N’avait-elle pas été paradoxale ? Si elle prenait ses paroles au premier degré, elle les interprétait comme « c’est bien qu’elle sorte du palais, ça lui apprend de nouvelles choses, mais en tant qu’héritière du royaume elle doit surveiller ses relations ». Oui mais aller en ville seule ne la rassurait pas vraiment et elle y allait aussi pour retrouver ses amis. Et puis… Elle détestait l’idée que simplement parce qu’elle était la future Eira, elle ne puisse pas rester avec des gens de son âge. C’était quoi l’idée ? L’Eira n’était-il pas censé être issu du peuple ?

Elle pesta contre les incohérences de sa grand-mère une bonne partie de la nuit, essayant de décrypter le regard énigmatique que celle-ci avait eu juste avant qu’elle sorte de la salle. Elle tomba de sommeil au petit jour et se réveilla d’une humeur massacrante. C’est pendant son petit déjeuner, ruminant les paroles d’Aloysïa une énième fois devant son bol de riz au lait que quelque chose dans la tournure de phrase employée par l’aïeule  la frappa. « Si j’apprend que mon héritière ». Donc si sa grand-mère ne l’apprenait pas c’était bon ? Non, ça serait tricher. Sa grand-mère n’avait pas pu vouloir dire ça ? Mais en plus d’être tentante, l’idée n’était pas illogique : elle permettait à May Lenn de faire ce que bon lui voulait (et d’apprendre du peuple par la même occasion), mais également à la couronne d’être épargnée au moindre problème. C’était parfaitement hypocrite et elle se sentirait coupable de faire ça. Aloysïa n’avait pas pu vouloir dire ça ?

Ce germe d’idée la mena plus loin dans sa réflexion. Elle essaya de se souvenir au mieux des paroles d’Aloysïa. Elle semblait apprécier qu’elle cesse de se renfermer sur elle-même pour aller découvrir le monde. Mais pas qu’elle soit avec des « vauriens ». May Lenn sourit au-dessus de son bol. Elle venait d’avoir une idée. Encore fallait-il qu’elle soit réalisable…

Il n’était pas envisageable pour elle qu’elle cesse de voir ses seuls vrais amis (en dehors de sa famille) pour la simple et bonne raison qu’ils ne convenaient pas à son rang. Mais dans un sens, elle comprenait ce que sa grand-mère leur reprochait. Ils étaient pour la plupart issus des quartiers pauvres et complètement désœuvrés. Certains venaient d’un orphelinat surpeuplé. La vie n’était pas rose pour un gosse des rues à Lhune. C’est ce qu’ils lui avaient appris, de manière un peu forte au début. Ils croyaient qu’elle était fille de cuisine au Palais, ce qui justifiait ses horaires étranges et qu’elle dorme là-bas. Dans la bande, seuls un ou deux savaient qui elle était vraiment. Elle n’était pas prête à le crier sur les toits avant, alors maintenant… Avec l’aide de Thelian et des jumelles louves, elle entreprit donc deux projets. Que son identité ne soit pas ébruitée, et qu’elle personne ne puisse plus considérer ses amis comme des vauriens. Évidemment, ça ne s’est pas fait en un jour…

La première partie fut la plus simple. Pour tous, elle était Meli la tigresse, adolescente rousse un peu rebelle travaillant aux cuisines du Palais de Lhune et qui savait castagner si besoin. D’autant qu’elle était généralement accompagnée des jumelles louves qu’il valait mieux éviter de contrarier. La teinture avait l’avantage d’affecter aussi bien sa chevelure que son pelage sous forme animale. Pour tous, elle était donc un tigre, certes, mais un tigre roux. D’aucun aurait sans doute crié au sacrilège s’il l’avait su, mais ça lui évitait bien des misères.

La deuxième n’aura sans doute jamais de fin. Ca avait commencé par des services rendus ça et là, qui en plus d’être riches en enseignements lui permettait de gagner la confiance des membres de la bande. Elle devenait plus qu’une connaissance sympa, elle devenait quelqu’un sur laquelle on pouvait compter. Puis, avec l’aide de ses cousins, elle essaya de partager ce qu’elle avait appris avec ceux qui lui étaient les plus proches. Lecture et écriture, un peu de maths de temps et temps, des débats houleux sur quelle stratégie entreprendre pour tenir en respect le gang voisin qui prenait plaisir à empiéter sur leur territoire, de longues discussions sur une Lhune utopique qui serait tellement mieux que celle dans laquelle ils vivaient actuellement. Assez paradoxalement, malgré la misère dans laquelle la plupart vivaient, malgré tous les défauts de la cité, tous semblaient l’aimer et ne vivraient ailleurs pour rien au monde. Parce que tout ce qui constituait leur vie était ici. Parce que malgré tout ce qu’on pouvait en penser, Lhune restait un joyau lové au cœur des montagnes, loin des fracas de la Mer des Songes.

La bande se renforça et s’organisa, et Meli monta rapidement dans la hiérarchie, devenant la tête pensante des Renards, comme ils se surnommaient. Leur influence s’étendit dans tous les endroits fréquentés par les gamins du quartier du Palais. L’orphelinat du quartier dont étaient issus la moitié des membres était sous leur protection et dès leur plus jeune âge, les petits joignaient les rangs des Renardeaux. Les gosses se soutenaient mutuellement et maintenaient une organisation en Clan si chère aux Selvaners. Ce qui ne se faisait pas sans disputes bien entendu. A ses quatorze ans, Meli -ou May Lenn- était à la tête d’un réseau bien rodé, avec des lieutenants inventifs, et d’une source d’informations non négligeable.

Peu après ses quatorze ans, elle entendit parler d’Humains qui s’installaient sur la rive Ouest du Ruisseau des Panthères. De quel droit venaient-ils envahir ces terres ? Ils y apporteraient leur pollution et leurs déviances ! Dans un premier temps, on cru à une simple rumeur. Mais les mois passants, de plus en plus de gens affirmaient les avoir vu de leur propres yeux. Des audiences avec l’Eira furent demandées. Toutes étaient cohérentes sur un point. Les Humains s’installaient pour de bon, coupaient les arbres et construisaient en dur. Au départ, les Selvaners s’avérèrent méfiants. Certains auraient tenté un rapprochement, sans succès. Et des disputes éclatèrent. Pour un mot de trop, pour une proie perdue, par manque de compréhension peut être. Ou alors était-ce de tolérance ? Les disputes finirent par se transformer en escarmouches. Les Selvaners avaient bien l’intention de faire partir les colons, par les griffes et les armes si nécessaire !

L’escalade aurait pu s’arrêter là si Shenoraa n’avait pas envoyé l’armée pour défendre ses citoyens. A Lhune, la nouvelle retentit comme un coup de tonnerre. May Lenn vit sa grand-mère, les traits tirés par la fatigue, convoquer le Conseil. La situation était grave. Alcandor entrait en guerre. May Lenn avait quinze ans et jamais connu d’autre conflit que ceux des livres d’histoires. La suite, vous la connaissez.

Les tentatives de parlementer tournèrent au vinaigre, et les actes de violence se multipliaient d’un côté comme de l’autre. Le bataillon humain, plus préparé à devoir faire face à des chasseurs en colère qu’a des soldats de métier fut rapidement mis en déroute et les colons chassés. C’était sans compter sur la fierté blessée de Shenoraa qui se devait de protéger « de pauvres gens pleins de bonnes intentions » de « la violence des barbares » et répliqua en force. Il est dit que l’onde claire du Ruisseau des panthères se teinta de rouge pendant des mois, et qu’on voyait des cadavres inidentifiables flotter jusqu’à la Mer des Songes.

La Guilde des Diplomates tenta d’arrêter le conflit, sans succès dans un premier temps, les deux côtés étant aussi bornés l’un que l’autre. Elle n’avait pas prévu que les choses escaladeraient aussi vite et se trouva dépassée par l’ampleur des événements. Il fallu un élément déclencheur pour que tout s’achève enfin. Et cet élément fut la mort de la vénérable Eira Aloysïa. Celle-ci tenait à faire partie des combat comme le reste de ses sujets. Elle fut blessée à mort et s’éteint quelques jours plus tard dans la tente de commandement. La nouvelle ébranla tout le pays qui regarda d’un œil nouveau le sang versé dans le Ruisseau. La Guerre s’arrêta aussi vite qu’elle était venue, et les humains partirent, non sans laisser des cicatrices profondes dans le cœur des Selvaners. D’autant plus profondes dans le cœur de May Lenn qui avait perdu sa grand-mère en plus de sa souveraine. Elle maudit les Humains de tout son cœur.

Puis le poids de sa responsabilité lui tomba sur les épaules. Et croyez moi, c’est lourd un pays, surtout quand on a à peine seize ans. En l’espace de quelques jours, Meli la tigresse dû devenir May Lenn l’Eira. Et personne n’est jamais vraiment préparé à ça. Ce fut elle qui, avec l’aide de ses conseillers, discuta et signa les termes de l’accord de paix. Mais sans doute serait-il plus juste de dire qu’elle ne fit que le signer, trop déstabilisée par la tournure des événements.

Je ne détaillerais pas plus le début de son règne ici, sauf pour signaler que c’est sous sa houlette qu’Alcandor devint une monarchie constitutionnelle en se dotant d’un Parlement, ce qui permit aux représentants de chaque communauté de mieux exprimer leurs souhaits dans un pays très hétéroclite. Les Renards existent toujours et sont dirigés au quotidien par les anciens lieutenants de May Lenn. Ceux-ci ont toute sa confiance et ont étendu un réseau tentaculaire dans tout le pays, lui assurant une source d’informations toujours fraîches et lui permettant de savoir l’humeur des bas quartiers.


Autre


En temps que dirigeante, elle connait beaucoup de mondes dans les hautes sphères Telhessoises. Par ailleurs, Aesa Calaan se trouve être une amie d'enfance.


Le forum et toi


Comment as-tu découvert Telhessia ? Je suis une des fonda' !
Quelque chose à ajouter ? Chaton à la crême

(Facultatif : )
Ton p'tit nom : Marie
Ton pays : France
Ta devise : /
Ton plat préféré : Fondue, probablement
Ta couleur favorite : Noir ? Ca dépend, j'imagine.
Fille ou garçon ? Fille
Ton caractère en quelques mots : Vous verrez bien si vous me croisez sur la chatbox !



_______________________________________________________________

May Attack !:
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
May Lenn Hayabusa
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Conseil de Shinobi Hayabusa
» [Présentation] Momiji Hayabusa
» photo WELEN
» Appartement de Hayabusa Toyome
» Rosalie

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Telhessia :: Au cœur de l'action :: Présentations :: Présentations validées-